Chaque février, c’est le même petit frisson collectif : un défi qui commence comme une “pause” et finit souvent en révélation. Son nom ? Tournée Minérale® — alias tourneeminerale / tournéeminerale — le rendez-vous belge du sansalcool qui s’est imposé comme un phénomène de société… avec, en filigrane, une question simple : et si on reprenait le contrôle ?
Un phénomène national : combien de participant·es, depuis quand, et pourquoi ça explose ?
La Tournée Minérale a été lancée en 2017 (oui, déjà) : première édition, plus de 120.000 inscrits. Depuis, la campagne est devenue un réflexe d’hiver, et on parle d’environ 1,5 million de Belges qui déclarent y participer — soit près de 20% des adultes. Autrement dit : ce n’est plus une niche, c’est une vague.
Et le moteur est limpide : c’est un défi “collectif”, mais vécu comme un gain personnel. La campagne souligne d’ailleurs que plus de 8 participant·es sur 10 rapportent des effets positifs, et qu’en moyenne, la participation peut s’accompagner d’une baisse d’environ 20% de la consommation d’alcool dans les mois qui suivent.
Pourquoi “il faut le faire” (au moins une fois)
Parce qu’une pause, ce n’est pas une punition : c’est un test grandeur nature.
- Sommeil : beaucoup décrivent des nuits plus stables (l’alcool “endort”, mais dégrade la qualité du sommeil).
- Énergie + concentration : l’effet “matin clair” revient souvent.
- Budget : l’addition de fin de mois devient soudain… plus légère.
- Social : on découvre que “sortir” ne rime pas forcément avec “boire”.
Et surtout : la Tournée Minérale ne vise pas à “moraliser”, mais à objectiver sa consommation, sans posture, sans tribunal — avec un bénéfice immédiat en gestion du risque.
Le chapitre dont tout le monde parle : dangers, accidents, et contrôles routiers
Là, le décor change : on quitte le lifestyle pour entrer dans le réel.
En Belgique, des dizaines de milliers de conducteurs sont encore verbalisés chaque année pour alcool au volant ; une communication de VIAS cite 46.807 conducteurs verbalisés en 2024, soit environ 130 par jour, et 4.224 accidents impliquant un conducteur sous influence d’alcool en 2022.
Traduction non glamour, mais essentielle : moins d’alcool = moins de risques. Et quand on sait que les périodes festives et les retours de soirée déclenchent traditionnellement des vagues de contrôles routiers, l’option sansalcool devient aussi une stratégie de prudence, pas seulement un choix “healthy”.
Ce que les gens disent vraiment
“Je pensais que ça allait être long… en 4 jours, j’avais déjà un sommeil plus net. Le 15 février, je ne voulais plus ‘casser’ l’élan.” — A., 38 ans
“Le truc le plus dingue ? Les sorties. J’ai réalisé que j’avais surtout besoin d’un moment avec les autres… pas d’alcool.” — M., 29 ans
“Je conduis beaucoup. Depuis que je fais tourneeminerale, je ne négocie plus : si je prends le volant, c’est sansalcool. Point.” — S., 44 ans
Le vrai twist : la “consommation raisonnée”, c’est un superpouvoir discret
On ne le dit pas assez : l’objectif n’est pas d’être “parfait”, mais maître du rythme. Une consommation plus raisonnée, c’est :
- moins de décisions “floues” ;
- moins de dangers en mobilité ;
- une meilleure récupération ;
- une relation plus lucide au stress, aux émotions, aux automatismes.
Enfin, il y a un effet collatéral très 2026 : la montée en qualité des alternatives sansalcool (mocktails, bières 0.0, vins sans alcool, spiritueux NA). La Tournée Minérale agit comme un accélérateur culturel : elle rend ces choix “normaux”, visibles, assumés.
Conclusion : en février, la Belgique ne “se prive” pas — elle se reprend
Si tu ne devais retenir qu’une phrase : Tournée Minérale, ce n’est pas une mode. C’est une expérience de pilotage personnel, avec un bénéfice direct sur la santé, le budget, et — surtout — la réduction des risques, des accidents aux ennuis de contrôles routiers.
