Le concept de sobriété partielle — c’est-à-dire alterner entre boissons alcoolisées et sans alcool (par exemple, un vin blanc sans alcool à l’entrée suivi d’un vin alcoolisé au plat principal) que vous trouverez évidemment sur www.nolodrinks.be — n’a pas encore fait l’objet d’une recherche directe et abondante.
Cependant, plusieurs études récentes explorent des comportements proches, comme le “mindful drinking”, la consommation de vins sans alcool, et les modèles de consommation méditerranéens (boire modérément et avec les repas).
Voici trois articles scientifiques pertinents sur le sujet :
1. Non-Alcoholic Wines: Sensory Pleasantness and Health Benefits (2025, Foods)
Cette revue explore les vins sans alcool comme alternative sensoriellement agréable et potentiellement bénéfique pour la santé. Elle montre que ces vins conservent les composés phénoliques protecteurs (comme le resvératrol) présents dans les vins classiques, tout en évitant les risques liés à l’alcool. Les auteurs notent un intérêt croissant des consommateurs pour alterner entre vins alcoolisés et non alcoolisés, notamment lors des repas (Afonso Teixeira et al., 2025).
2. Drinking pattern of wine and effects on human health: why should we drink moderately and with meals? (2016, Food & Function)
Cet article met en avant l’importance du rythme de consommation (boire avec les repas et modérément) plutôt que la quantité seule. Il démontre que consommer du vin avec de la nourriture réduit le pic d’alcoolémie, améliore la digestion et diminue les effets oxydatifs postprandiaux. Cette approche s’apparente à une sobriété partielle structurée (Boban et al., 2016).
3. Mediterranean Alcohol-Drinking Pattern and the Incidence of Cardiovascular Disease (2015, Nutrients)
Cette étude du projet SUN examine le modèle méditerranéen de consommation d’alcool — modérée, avec les repas, et souvent à base de vin. Les auteurs concluent que ce modèle est associé à un risque cardiovasculaire plus faible que la consommation irrégulière ou hors repas, suggérant qu’une approche “hybride” (par exemple alterner vin sans alcool et vin alcoolisé selon les plats) pourrait renforcer ces effets protecteurs (Hernández-Hernández et al., 2015).
Conclusion
La recherche actuelle suggère que boire modérément, pendant les repas, et alterner avec des vins sans alcool pourrait combiner les avantages sensoriels et sociaux du vin avec une réduction des risques métaboliques et cardiovasculaires. Le concept de sobriété partielle s’inscrit donc dans les tendances émergentes de consommation consciente (“mindful drinking”) et de santé préventive.
